dimanche 27 novembre 2016

Les cinq dubia de quatre cardinaux, un document désastreux





Le 16 novembre 2016, quatre cardinaux - Raymond L. Burke, Walter Brandmuller, Carlo Caffara et Joachim Meisner -  ont rendu public, une lettre adressée au pape sur leurs doutes "dubia",  à propos d'Amoris Laetitia, sur la question de la communion pour les divorcés remariés.  

Que faut-il donc retenir de ce document où il est demandé avec une telle instance au pape de «confirmer ses frères dans la foi» ?

Si les cardinaux soulignent au pape qu'il est de son devoir de «confimer ses frères dans la foi», c'est en réalité en se référant tout au long du document au pape Jean-Paul II auquel ils attribuent le titre de saint. Ce qui ne pourrait être donné à un pape qui n'hésita pas à poser des actes contraires à la doctrine de l'Église catholique durant tout son pontificat. En ébranlant les fondements de la foi dans les âmes, Jean-Paul II ébranlait par le fait même la morale de l'Église:

Actes posés par le pape Jean -Paul II durant son pontificat:

1) Jean-Paul II au Conseil Oecuménique des Églises en compagnie d’un métropolite orthodoxe et de pasteurs protestants. En 1980, il déclarait: « Aujourd’hui je viens à vous vers l’héritage spirituel de Martin Luther, je viens comme un pèlerin. » 

2) Réception officielle des francs-maçons de la Trilatérale le 18 avril 1983 auxquels il livrait ce message: « Je voudrais vous demander instamment de poursuivre avec bonne volonté vos efforts et vos recherches sans jamais négliger ou transgresser la dimension morale des relations internationales
et de tout faire pour le service de la personne humaine (…) » 

3) Le chef indien invoque le Grand Esprit (Canada, septembre1984) devant le pape.

4) Messe en Nouvelle-Guinée le 8 mai 1984. Une femme demi-nue lit l’épître. (...) On distingue mal ici les vertus héroïques de religion et de chasteté de « saint » Jean-Paul II.

5) Au Yaoundé, en 1985, Jean-Paul II élève l’hostie tandis que des autochtones prient (?) devant un chaudron.

6) Jean-Paul II en visite à la synagogue de Rome en 1986.

7) À Assise lors de la réunion interreligieuse en octobre 1986.

8) Rencontre fraternelle entre Jean-Paul II et le Dalaï-Lama. Dans une audience générale de 1995, Jean-Paul II écrivait ceci : « Cela fait venir à l’esprit le passage de la déclaration sur les Religions non chrétiennes du concile Vatican II, qui exprime la profonde estime de l’Église pour les antiques religions de l’Asie, et en particulier pour le Bouddhisme et l’Hindouisme » 5.

9) Le 14 mars 1999, Jean-Paul II baise le coran et prononce cette phrase: « Que saint Jean-Baptiste daigne protéger l’Islam ».    source: FSSPX


Finalement, le document  des quatre cardinaux est désastreux et doit être absolument désapprouver publiquement. Il représente un véritable danger pour les âmes puisque les cardinaux  «sont tout acquis au Concile et aux réformes post-conciliaires, à l'œcuménisme et au charismatisme» (1), ceux-ci ne sauraient vraiment défendre les droits de la Sainte Église.

(1)  Mgr Lefebvre - Fideliter n° 70, p. 12

dimanche 20 novembre 2016

«Si nous avions accepté, nous serions morts!»








Monseigneur Lefebvre:

«Si nous avions accepté, nous serions morts! Nous n’aurions pas duré un an. Il aurait fallu vivre en contact avec les conciliaires […]. C’est pourquoi nous sauvons la Fraternité en nous éloignant prudemment. » 

«Nous nous sommes demandés si nous pouvions continuer cet essai, tout en étant protégé : cela s’est avéré impossible. »

Recommandations de Mgr Lefebvre avant les sacres, Sel de la terre n° 31




Monseigneur Lefebvre:

«Nous l’avons constaté avec tous les séminaristes et tous ceux qui nous ont quittés et qui sont partis à Rome et auxquels on a fait de belles promesses : "nous vous garderons la messe de Saint Pie V". Petit à petit on les a alignés, on les a recyclés. C’était à prendre ou à laisser. Ils acceptaient toutes les nouveautés.»

«Les évêques sont très contents de pouvoir avoir quelques-uns des prêtres qui étaient autrefois traditionalistes et qui acceptent de faire ce petit contrat d’ailleurs très modéré apparemment mais enfin qui les met dans le milieu, dans le bain avec ceux qui ont les idées libérales et qui disent la nouvelle messe.

Alors il faut bien avertir nos fidèles, de façon qu’ils ne se laissent pas tromper, qu’ils ne se laissent pas eux aussi prendre par un extérieur de réforme traditionnelle mais qui les conduirait fatalement à l’adoption du libéralisme et des idées libérales.»

Conférence 13 Décembre 1984



Archbishop Lefebvre:

«We have verified it with the seminarians and those who have left us, and who have gone off to Rome and to whom beautiful promises have been made: "We will keep for you the Mass of St. Pius V." Little by little they have been lined up, they have been recycled. They had to take it or leave it. They accepted all the novelties. »

«The bishops are very happy to be able to have some of the priests who formerly were traditionalists and who agree to make this little contract which is moreover apparently very restrained but which at last puts them into the surroundings, in the bath, with those who have liberal ideas and who say the New Mass.

So then we have to warn our faithful strongly, so that they do not let themselves be deceived, or be captured by an exterior of traditional reform, which would lead them inevitably to the adoption of liberalism and liberal ideas.»

Conférence 13 Décembre 1984



Mgr Lefebvre et son opposition au concile Vatican II



Mgr Marcel Lefebvre, fondateur de la fraternité Saint-Pie X
wikimedia
auteur: Antonisse, Marcel / Anefo
CC BY-SA 3.0 NL


Le 21 novembre 1976, Mgr Lefebvre publiait une courte déclaration afin de manifester publiquement son opposition face aux erreurs du concile Vatican II:


Nous adhérons de tout cœur, de toute notre âme à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.

Nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues.

Toutes ces réformes, en effet, ont contribué et contribuent encore à la démolition de l’Église, à la ruine du Sacerdoce, à l’anéantissement du Sacrifice et des Sacrements, à la disparition de la vie religieuse, à un enseignement naturaliste et teilhardien dans les Universités, les Séminaires, la catéchèse, enseignement issu du libéralisme et du protestantisme condamnés maintes fois par le magistère solennel de l’Église.

Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Église depuis dix-neuf siècles. S’il arrivait, dit saint Paul, que NOUS-MÊME ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu’il soit anathème. (Gal. 1, 8.)

N’est-ce pas ce que nous répète le Saint-Père aujourd’hui? Et si une certaine contradiction se manifestait dans ses paroles et ses actes ainsi que dans les actes des dicastères, alors nous choisissons ce qui a toujours été enseigné et nous faisons la sourde oreille aux nouveautés destructrices de l’Église.

On ne peut modifier profondément la lex orandi sans modifier la lex credendi. A messe nouvelle correspond catéchisme nouveau, sacerdoce nouveau, séminaires nouveaux, universités nouvelles, Église charismatique, pentecôtiste, toutes choses opposées à l’orthodoxie et au magistère de toujours.

Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l’hérésie et aboutit à l’hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d’adopter cette Réforme et de s’y soumettre de quelque manière que ce soit.

La seule attitude de fidélité à l’Église et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d’acceptation de la Réforme.

C’est pourquoi sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment nous poursuivons notre œuvre de formation sacerdotale sous l’étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la Sainte Église Catholique, au Souverain Pontife et aux générations futures.

C’est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les mœurs, le culte, l’enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l’institution de l’Église, par l’Église de toujours et codifié dans les livres parus avant l’influence moderniste du concile en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle.

Ce faisant, avec la grâce de Dieu, le secours de la Vierge Marie, de saint Joseph, de saint Pie X, nous sommes convaincus de demeurer fidèles à l’Église Catholique et Romaine, à tous les successeurs de Pierre, et d’être les fideles dispensatores mysteriorum Domini Nostri Jesu Christi in Spiritu Sancto. Amen.

Monseigneur Lefebvre


mercredi 9 novembre 2016

Les cardinaux et évêques conservateurs réagissent-ils vraiment contre les dérives de la Rome moderniste?





Mgr de Galarreta avait déclaré lors de sa conférence à Bailly:
«Nous assistons à une recrudescence du modernisme à Rome avec le pape François. Ceci peut avoir un effet positif du fait que de plus en plus de cardinaux et d’évêques réagissent fermement et publiquement contre cette dérive.» (Conférence à Bailly 17 janvier 2016)

De même «Le Carillon», bulletin du Canada, , écrivait dans son premier numéro :
«.. le synode du mois d'octobre dernier aura été l'occasion de trouver des cardinaux et des évêques qui, exaspérés, levèrent la voix et eurent un langage semblable à Mgr Lefebvre...»  (Carillon n°01 de janvier 2015)

Le synode est la conséquence logique de la doctrine de Vatican II. Comme les cardinaux et les évêques ne sont pas opposés à Vatican II et à ses réformes, nous pouvons déduire que cette opposition des conservateurs n'est qu'une apparence pour mieux tromper les évêques, prêtres et fidèles. Ce qui rappelle singulièrement la tactique révolutionnaire : on recule de un pas pour mieux avancer de deux pas:

«Une deuxième considération, plus pragmatique, nous amène à évoquer la tactique des ennemis de l’Eglise et du genre humain qui impriment successivement au mouvement révolutionnaire deux vitesses. L’une rapide, qui pousse les principes révolutionnaires jusqu’à leurs plus extrêmes conséquences. Elle engendre par la force des choses des résistances et est généralement vouée à l’échec. Mais cette première phase est loin d’être inutile. Elle fait passer des messages, essaie de gagner le plus de terrain possible de façon à permettre un certain retour en arrière qui ne soit pas un retour à la situation antérieure, mais qui puisse avoir des apparences de « restauration ». Cette deuxième phase, de recul relatif, plus lente, a pour but de faire assimiler les principes révolutionnaires tout en stoppant les oppositions, qui paraissent injustifiées dès lors que les excès de la révolution ont pris fin. (...) Çà et là les excès conciliaires sont mêmes dénoncés. Mais cela se fait, en formant le carré autour du Concile, en défendant les principes qui ont été à l’origine de ces excès.» (Bulletin l'hermine - La messe, unique raison de notre résistance? par M. l'abbé Abbé P. - M. Petrucci FSSPX)

Ainsi, Mgr Lefebvre faisait remarquer à propos des évêques conservateurs:
«Je ne pense pas que ce soit un véritable retour. C'est comme dans un combat, quand on a l'impression que les troupes vont un peu trop loin, on les retient, on freine un tout petit peu l'élan de Vatican II, parce que les tenants du Concile vont trop loin. D'ailleurs ces théologiens ont bien tort de s'émouvoir. Ces évêques sont tout acquis au Concile et aux réformes post-conciliaires, à l'œcuménisme et au charismatisme. Apparemment ils font quelque chose d'un peu plus modéré, un peu de sentiment religieux traditionnel, mais ce n'est pas profond. Les grands principes fondamentaux du Concile, les erreurs du Concile, ils les accueillent, ils les mettent en pratique. Cela ne fait pas de problème. Au contraire, je dirais même que ce sont ceux-là qui sont les plus durs avec nous. Ce sont eux qui exigeraient le plus que nous nous soumettions aux principes du Concile »  (Mgr Lefebvre - Fideliter n° 70, p. 12)

Parmi ces cardinaux et ces évêques conservateurs, on remarque notamment le cardinal Ratzinger, le cardinal Burke, le cardinal Sarah et Mgr Schneider.

Le cardinal Ratzinger (Benoît XVI)
Mgr Lefebvre disait qu'il ne pouvait s'entendre avec Rome notamment avec le cardinal Ratzinger alors à la tête de la congrégation de la Foi: «Ce n’est pas seulement le Pape qui est en cause. Le cardinal Ratzinger, qui passe dans la presse pour être plus ou moins traditionnel, est en fait un moderniste. Il suffit pour s’en convaincre de lire son livre « Les principes de la théologie catholique » pour connaître sa pensée, alors qu’il éprouve une certaine estime pour la théorie de Hegel quand il écrit : « A partir de lui, être et temps se compénètrent de plus en plus dans la pensée philosophique. L’être même répond désormais à la notion de temps… la vérité devient fonction du temps ; le vrai n’est pas purement et simplement et c’est vrai pour un temps parce qu’il appartient au devenir de la vérité, laquelle est en tant qu’elle devient. » (Mgr Marcel Lefebvre - Fideliter n°55 de janvier-février 1987)

Mgr Schneider sur la doctrine du Pape François et l'oecuménisme: «Rendons grâces à Dieu, le pape François ne s’est pas exprimé de la manière dont s’attendent les médias. Jusqu’à maintenant, il a exprimé dans ses homélies officielles une très belle doctrine catholique. J’espère qu’il va continuer à enseigner la doctrine catholique de manière claire.»

«L’œcuménisme est nécessaire pour être en contact avec nos frères séparés, pour les aimer. Au sein du défi posé par le nouveau paganisme, nous pouvons et devons collaborer avec des non-catholiques sérieux pour défendre la vérité divine révélée et la loi naturelle crée par Dieu.» (Interview with Bishop Athanasius Schneider - May 2014 )


Le cardinal Burke considère Jean-Paul II comme un saint pape:
«Nous savons ce que l'enseignement de l'Eglise a toujours été. Il a été exprimé, par exemple, par le Pape Pie XI dans sa lettre encyclique Casti connubii. Il a été exprimé par le Pape Paul VI dans Humanae vitae. Il a été exprimé d'une façon merveilleuse par le Pape saint Jean-Paul II dans Familiaris Consortio. » (Interview du cardinal Burke : Vatican II, deux formes de la messe, synode 2014, FSSPX, etc., - 18 décembre 2014)


Le cardinal Sarah, préfet de la congrégation pour le culte divin, croit en la sainteté du pape Jean-Paul II:
«Le concile n’avait pas voulu que la liturgie divise les uns et les autres! Saint Jean-Paul II œuvra pour guérir cette division, avec l’aide du cardinal Ratzinger, qui, devenu Benoît XVI, chercha à faciliter la nécessaire réconciliation au sein de l’Eglise.»

«Ce n’est pas parce que nous avons un nouveau Pape que la vision de son prédécesseur est invalidée. Tout au contraire, le Saint-Père le Pape François a un immense respect pour la vision liturgique et les mesures mises en œuvre par le Pape émérite Benoît XVI, dans la fidélité scrupuleuse aux intentions et aux objectifs des Pères du Concile.»  Cardinal Sarah: «Les Pères du Concile ne vinrent pas à Rome, en octobre 1962, dans l’intention de produire une liturgie anthropocentrique» - Conférence prononcée le 5 juillet 2016 à Londres

Ici nous sommes bien loin de l'enseignement de Mgr Lefebvre au sujet du Concile Vatican II et des papes conciliaires:

Sur l'oecuménisme:
«Je ne vois qu’un type d’œcuménisme : celui promu par le Concile, qui souligne le respect et la collaboration avec les fausses religions, mises sur le même pied. C’est une conception nouvelle, en contradiction avec la Tradition, qui a été ainsi imposée.»   (Mgr Lefebvre Interview à Pacte, 1987)

«Accepter la liberté religieuse, l’oecuménisme, les réformes conciliaires, signifierait pour moi contribuer à l’œuvre d’« auto-démolition » de l’Église. En conscience, cela ne m’est pas possible. Le libéralisme du Pape détruit de l’intérieur la foi catholique.»  (Mgr Lefebvre Interview à Pacte, 1987)

Sur les papes conciliaires:
« Un pape digne de ce nom et vrai successeur de Pierre ne peut pas déclarer qu’il se donnera à l’application du Concile et de ses réformes. Il se met, par le fait même, en rupture avec tous ses prédécesseurs et avec le Concile de Trente en particulier ».

« ...De cette Eglise conciliaire nous ne voulons pas faire partie... Cette Eglise conciliaire n’est pas catholique. Dans la mesure où le pape, les évêques, prêtres ou fidèles adhèrent à cette nouvelle Eglise, ils se séparent de l’Eglise catholique et entrent dans le schisme » (Mgr Lefebvre J’accuse le Concile du 27 août 1976)

Ainsi, Mgr Lefebvre ne se laissait pas tromper par certains propos traditionnels des cardinaux ou évêques conservateurs de l'Église conciliaire.  Aussi, disait-il:   «J'entends dire : "vous exagérez ! Il y a de plus en plus de bons évêques qui prient, qui ont la foi, qui sont édifiants…" Seraient-ils des saints, dès lors qu'ils admettent la fausse liberté religieuse, donc l'État laïque, le faux œcuménisme, donc l’admission de plusieurs voies de salut, la réforme liturgique, donc la négation pratique du sacrifice de la Messe, les nouveaux catéchismes avec toutes leurs erreurs et hérésies, ils contribuent officiellement à la révolution dans l'Eglise et à sa destruction.

Le pape actuel et ces évêques ne transmettent plus Notre Seigneur Jésus-Christ mais une religiosité sentimentale, superficielle, charismatique où ne passe plus la vraie grâce de l'Esprit-Saint dans son ensemble. Cette nouvelle religion n'est pas la religion catholique ; elle est stérile, incapable de sanctifier la société et la famille.

Une seule chose est nécessaire pour la continuation de l'Eglise catholique : des évêques pleinement catholiques, sans aucune compromission avec l'erreur, qui font des séminaires catholiques, où des jeunes aspirants pourront se nourrir au lait de la vraie doctrine, mettront Notre Seigneur Jésus-Christ au centre de leurs intelligences, de leurs volontés, de leurs cœurs; une foi vive, une charité profonde, une dévotion sans bornes les uniront à Notre Seigneur ; ils demanderont comme Saint Paul que l'on prie pour eux, pour qu'ils avancent dans la science et la sagesse du « Mysterium Christi » où ils découvriront tous les trésors divins.(…) Le concile c'est l'ignorance de Jésus-Christ et de son Règne. C’est le mal des mauvais anges, c'est le mal qui est le chemin de l'enfer. » (Mgr Lefebvre: « Itinéraire Spirituel », prologue, p. 9-10, édition de 1990)

lundi 7 novembre 2016

Le motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI, qu'en penser?






En assistant à la messe du motu proprio de Benoît XVI, un fidèle admet implicitement la messe nouvelle, car la messe du motu prorpio n'est accordée uniquement que sous cette condition comme l'indique l'ancien Pape Benoît XVIdans son instruction:

-EXTRAIT-

5. Plusieurs fidèles, formés à l’esprit des formes liturgiques antérieures au Concile Vatican II, ont exprimé le vif désir de conserver la tradition ancienne. C’est pourquoi, avec l’indult spécial Quattuor abhinc annos publié en 1984 par la Sacrée Congrégation pour le Culte divin, le Pape Jean-Paul II concéda sous certaines conditions la faculté de reprendre l’usage du Missel romain promulgué par le ... Pape Jean XXIII. En outre, avec le Motu Proprio Ecclesia Dei de 1988, le Pape Jean-Paul II exhorta les Évêques à concéder généreusement cette faculté à tous les fidèles qui le demandaient. C’est dans la même ligne que se situe le Pape Benoît XVI avec le Motu Proprio Summorum Pontificum, où sont indiqués, pour l’usus antiquior du rite romain, quelques critères essentiels qu’il est opportun de rappeler ici. (...)

Un peu plus loin, il est précisé:

19. Les fidèles qui demandent la célébration de la forme extraordinaire ne doivent jamais venir en aide ou appartenir à des groupes qui nient la validité ou la légitimité de la Sainte Messe ou des sacrements célébrés selon la forme ordinaire, ou qui s’opposent au Pontife romain comme Pasteur suprême de l’Église universelle. (...)

Au cours de l’audience du 8 avril 2011 accordée au Cardinal Président de la Commission pontificale Ecclesia Dei, le Souverain Pontife Benoît XVI a approuvé la présente Instruction et en a ordonné la publication.

Donné à Rome, au siège de la Commission pontificale Ecclesia Dei, le 30 avril 2011...

William Cardinal Levada
Président

Monseigneur Guido Pozzo
Secrétaire






Lettre de Mgr Lefebvre sur l'assistance à la messe avec indult:

« A votre bonne lettre, reçue hier à Saint Michel, je réponds aussitôt pour vous dire ce que je pense au sujet de ces prêtres qui reçoivent un « celebret » de la Commission Romaine, chargée de nous diviser et de nous détruire.

Il est évident qu’en se mettant dans les mains des autorités actuelles conciliaires, ils admettent implicitement le Concile et les Réformes qui en sont issues, même s’ils reçoivent des privilèges qui demeurent exceptionnels et provisoires. Leur parole est paralysée pour cette acceptation. Les Évêques les surveillent !

C’est bien regrettable que ces prêtres ne prennent pas conscience de cette réalité. Mais nous ne pouvons tromper les fidèles.

Il en est de même pour ces « Messes traditionnelles » ! organisées par les diocèses (messes à indult). Elles sont célébrées entre deux Messes conciliaires. Le prêtre célébrant dit aussi bien la nouvelle que l’ancienne. Comment et par qui est distribuée la sainte communion ? Quelle sera la prédication ? Etc...

Ces Messes sont des « attrape-nigauds » qui entraînent les fidèles dans la compromission !

Beaucoup ont déjà abandonnés.

Ce qu’ils doivent changer, c’est leur doctrine libérale et moderniste.

Il faut s’armer de patience et prier. L’heure de Dieu viendra.

Que Dieu vous accorde de saintes fêtes de Pâques.
Bien cordialement vôtre en Christo et Maria.


Mgr Marcel Lefebvre, Saint Michel en Brenne, le 18 mars 1989


samedi 5 novembre 2016

Le pape François, le cardinal Müller et Mgr Pozzo veulent entraîner la FSSPX dans la révolution conciliaire





Mgr Lefebvre disait que les autorités romaines voulaient un accord avec la FSSPX dans le but de l'entraîner dans la révolution:

«Nous n'avons pas la même façon de concevoir la réconciliation. Le Cardinal Ratzinger la voit dans le sens de nous réduire, de nous ramener à Vatican II. Nous, nous la voyons comme un retour de Rome à la Tradition. On ne s'entend pas. C'est un dialogue de sourds. »

Mgr Lefebvre dans Fideliter n° 66 (sept.-oct. 1988) p. 12-14

Or, certaines déclarations récentes [2016] du Pape François, du cardinal Müller et de Mgr Pozzo confirment ces propos de Mgr Lefebvre:





Le pape François, successeur de Pierre

À la question qui est lui posé au sujet d'une reconnaissance éventuelle de la FSSPX, il répond:

«Ce serait une solution possible mais auparavant, il faut établir un accord fondamental avec eux. Le concile Vatican II a sa valeur. On avance lentement, avec patience.»



Le cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi

Le Cardinal Müller attend de la FSSPX qu'elle reconnaisse les enseignements du Concile qu'elle conteste:

Le Cardinal Gerhard Müller a déclaré qu’il attend de la Fraternité Saint-Pie X, qui s’est toujours opposée aux déclarations du Concile Vatican II sur la liberté religieuse et l’œcuménisme, qu’elle «reconnaisse sans réserve» la liberté de religion comme un droit humain, et une obligation d’oecuménisme.






Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la commission pontificale Ecclesia Dei

Selon Mgr Pozzo le problème rencontré avec la FSSPX se situe non pas à l'opposition du Concile, mais à l'esprit du Concile:

«Ainsi dans les discussions avec la FSSPX, l'opposition n’est pas au Concile, mais à l'«esprit du Concile», qui utilise certaines expressions ou formulations des documents conciliaires pour ouvrir la voie à des interprétations et des positions qui sont éloignées de la vraie pensée conciliaire et qui parfois abusent d’elle.»

Mgr Pozzo évoque le dialogue avec la Fraternité Saint-Pie X et ce qui est nécesssaire pour être en pleine communion avec le Saint-Siège:

«Ce qui apparaît essentiel c’est de retrouver une convergence totale sur ce qui est nécessaire pour être en pleine communion avec le Siège apostolique, à savoir l’intégrité du Credo catholique, le lien des sacrements et l’acceptation du magistère suprême de l’Eglise [Pour Mgr Pozzo, ce magistère est le magistère post-conciliaire]. Le Magistère, c'est le magistère qui n’est pas au-dessus de la Parole de Dieu écrite et transmise, mais qui la sert, est l’interprète authentique aussi des textes précédents, y compris ceux du Concile Vatican II, à la lumière de la Tradition vivante, [L'Église d'aujourd'hui selon Mgr Pozzo] qui se développe dans l’Eglise avec l’aide du Saint-Esprit, non pas avec comme une nouveauté contraire (ce serait nier le dogme catholique), mais avec une meilleure compréhension du dépôt de la foi [Pour Mgr Pozzo c'est l'herméneutique « du renouveau dans la continuité » comme expliqué par le pape Benoît XVI] toujours dans « l’unité du dogme, de sens et de manière de voir » (in eodem scilicet dogmate, eodem sensu et eademque sententia, cf. Concile Vatican, Const. dogm. Dei Filius, 4). »





Pour conclure la question, voici quelques paroles prononcées par Mgr Tissier de Mallerais à l'occasion d'une conférence en 2012:

- La Rome moderniste exige l'acceptation du Concile Vatican II et le magistère post-conciliaire:

«Il n’est pas question de rendre les armes en pleine bataille, nous n’allons pas chercher l’armistice alors que la guerre fait rage : avec Assise 3 ou 4 l’année dernière ; avec la béatification d’un faux bienheureux le pape Jean-Paul II. Une chose fausse, une fausse béatification. Et l’exigence sans cesse rappelée par Benoît XVI d’accepter le Concile et les réformes du magistère post-conciliaire. Il l’a dit sans cesse. Il l’avait dit à Mgr Fellay lors de l’audience qu’il lui avait accordé en août 2005 : Pour être catholique il faut accepter le Concile et les réformes, et le magistère d’après le Concile. C’est public puisque Mgr Fellay avait eu une interview après en expliquant ce qui c’était passé. (...)»

« (...) le 30 juin 2012 le Pape écrivait de sa blanche main une lettre à notre supérieur général, Mgr Fellay, signée de sa main : “Je vous confirme effectivement, pour être vraiment réintégrés dans l’Église (passons sur l’expression) il faut vraiment accepter le concile Vatican II et le magistère post-conciliaire.” (...)»

-La Rome moderniste fera tout ce qui est possible pour nous amener au Concile:

«C’est tout ce que je peux vous dire, je ne pense pas que Rome va nous lâcher. La Rome moderniste va revenir en touche à touche avec nous, c’est inévitable. Ils sont décidés ; ils sont persévérants ; ils veulent nous amener au Concile, alors prions. (...)»

-Notre Dame du Rosaire ne veut pas de cette histoire d'accord avec la Rome moderniste:

«Et puis voilà, faisons confiance à la Sainte Vierge qui nous a tiré d’un très mauvais pas, c’est vrai. Cette année elle nous a tiré de ce mauvais pas, elle n’a pas voulu de cette histoire d’accord. A savoir, que nous allions à Rome pour nous soumettre aux autorités conciliaires. Certes, ils sont l’autorité dans l’Église, le Pape est pape successeur de Pierre, mais il est aussi le représentant de ce système d’église, qui coiffe l’Église, qui paralyse l’Église, qui empoisonne l’Église, ce que l’on appelle l’église conciliaire par commodité de langage. Ce n’est pas une autre Église, c’est un nouveau type d’église, c’est une nouvelle religion qui a pénétré dans l’Église catholique, soutenue par les papes et toute la hiérarchie, tous les évêques à part quelques exceptions rarissimes.»

Mgr Tissier de Mallerais le 16 septembre 2012 au prieuré St Louis Marie Grignon de Monfort


vendredi 4 novembre 2016

Novembre: Mois des âmes du Purgatoire






Les pauvres âmes ne peuvent pas s'aider elles-mêmes, car elles ne peuvent plus accomplir des oeuvres méritoires.  Le temps de la grâce est passé, celui de la rétribution est arrivé.  Après la mort, personne ne peut plus travailler. (St Jean IX, 4) Les pauvres âmes ne peuvent donc expier leur faute qu'en souffrant les peines imposées par Dieu.  (...)

Mais nous, les vivants, nous pouvons les soulager, par la sainte messe, la prière, l'aumône et les autres oeuvres de piété. (IIe concile de Lyon 1274). C'est le saint sacrifice qui leur porte le secours le plus efficace. ( conc. Tr.25)

Ce ne sont pas les pleurs qui secourent les défunts, mais la prière et l'aumône. (St J. Chr.) 

Pour guérir de sa vaine douleur une mère qui ne cessait de pleurer son fils, Dieu lui envoya un rêve.  Elle vit une troupe de jeunes gens se dirigeant vers une ville magnifique, mais elle n'y vit pas son fils ; il était loin derrière eux, misérable, fatigué, les vêtements trempés.  Interrogé par sa mère, il répondit : «Je suis mouillé par tes larmes inutiles ; pense à donner, de l'aumône pour moi, à faire célébrer le S. Sacrifice.» La mère en se réveillant, changea ses stériles regrets contre un amour chrétien. (Louvet)

Catéchisme Catholique Populaire François Spirago





De Profundis (Psaume 129)

Du fond de l’abîme je crie vers vous, Seigneur, Seigneur, écoutez ma voix. 

Que vos oreilles soient attentives à la voix de ma prière.

Si vous tenez compte de nos iniquités, Seigneur, qui pourra subsister devant vous ?

Mais la miséricorde remplie votre coeur,  et à cause de votre loi j’espère en vous, Seigneur.

Mon âme espère en votre parole, mon âme a mis sa confiance en Dieu.

Depuis le point du jour jusqu’à la nuit  espère en Dieu, Ô Israël.

Dieu est miséricordieux, le pécheur trouve en lui une abondante rédemption.

C’est lui qui rachète Israël, il le rechète de toutes ses iniquités.

Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel, et que la lumière éternelle brille sur eux.

Qu’ils reposent en paix.  Ainsi soit-il.


– Seigneur exaucez ma prière.
– Que mon cri monte jusqu’à vous.


Oraison: 
O Dieu créateur et rédempteur de tous les fidèles, accordez aux âmes de vos serviteurs et de vos servantes la rémission de tous leurs péchés, afin qu’elles obtiennes par nos pieuses supplications le pardon qu’elles désirent si ardemment, Ô Vous qui vivez et régnez dans tous les siècle des siècle. Ainsi soit-il.


jeudi 3 novembre 2016

La grandeur de la dignité et des pouvoirs du prêtre







O vous, mes compatriotes, considérez la grandeur du caractère sacré dont est revêtu celui que vous appelez votre curé. Jugez-en, non pas par mes réflexions, mais par ce qu'en ont écrit les saints.

St Ignace, martyr, dit que le sacerdoce est la dignité suprême entre toutes les dignités. St Ephrem l'appelait une dignité infinie. St Jean Chrysostome prétend que le sacerdoce, bien qu'il s'exerce sur la terre, doit néanmoins être compté parmi les choses célestes. Le prêtre, dit Cassien, est au-dessus de toutes les puissances de la terre et de toutes les grandeurs du ciel; il n'est inférieur qu'à Dieu seul. Le pape Innocent III assure que le prêtre est placé entre Dieu et l'homme, plus petit que Dieu, mais plus grand que l'homme. St Denis l'appelle un homme divin... Jésus-Christ nous apprend que le prêtre doit être regardé comme un autre lui-même, lorsqu'il nous déclare que « celui qui écoute le prêtre, l'écoute lui-même, et que quiconque méprise le prêtre, le méprise lui-même. » Ce qui fait dire à saint Jean Chrysostome que celui qui honore le prêtre, honore Jésus-Christ, et que celui qui insulte un prêtre, insulte Jésus-Christ.

Quiconque considère les sublimes fonctions du prêtre, ne s'étonnera pas de ce qu'il vient de lire. Les prêtres dit saint Paul, sont les hommes de Dieu, et sont les ambassadeurs de Jésus-Christ. »

« Comme mon père m'a envoyé, dit Jésus-Christ, aux prêtres, ainsi je vous envoie; les péchés seront pardonnés à ceux à qui vous les pardonnerez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez; je vous donnerai les clefs du royaume des cieux. Je vous appellerai plus dorénavant mes serviteurs..., mais mes amis. » Je viens d'opérer le prodige le plus étonnant, en changeant le pain en mon corps et le vin en mon sang: « Faites ceci en mémoire de moi. »

Saint Augustin ne peut contenir son admiration à la pensée des grands mystères qui s'opèrent par les mains du prêtre. Ô prêtres, s'écrit-il, que votre dignité est vénérable ! Le Fils de Dieu est tous les jours incarné entre vos mains, comme il l'a été une fois dans le sein de la Vierge. Le Christ tient le Christ, c'est-à-dire, le prêtre touche et tient dans ses mains le Fils de Dieu qui met ses délices à êtres avec les enfants des hommes: aussi a-t-il donné aux hommes ce qui n'a jamais été donné aux anges; car le prêtre offre ce sacrifice ineffable, et pendant qu'il sacrifie, les anges n'y assistent que pour le servir. Tout le ciel est dans l'étonnement de voir tant de grandeur et d'autorité dans un homme mortel; la terre en est frappée d'admiration, les hommes en ont de la frayeur, l'enfer en est épouvanté, les démons en tremblent de crainte, et toutes les puissances du ciel en sont pénétrées d'admiration. » (...)

De plus, Saint Augustin nous dit : « Justifier un pécheur est une oeuvre plus grande que de créer le ciel et la terre. » De là , aussi, ces comparaisons de saint Alphonse : « Marie, l'auguste mère de Dieu, peut bien, en priant pour une âme, lui obtenir de connaître ses péchés et de s'en repentir; mais il faut, pour la purifier de ses péchés, qu'elle la conduise au prêtre revêtu du pouvoir de Dieu. (...)

Lorsque Jésus-Christ, après avoir commencé par pardonner les péchés du paralytique dont parle saint Matthieu, eût répondu, à ceux qui se scandalisaient de ce pardon, en guérissant cet infirme et lui disant de se lever et marcher: « le peuple fut rempli de crainte, et rendit gloire à Dieu de ce qu'il avait donné aux hommes un tel pouvoir. »

Tels sont les sentiments que tout bon chrétien devrait éprouver à la vue d'un prêtre.

Ces pouvoirs de commander à Dieu même, et de purifier les âmes, ont , de tout temps, rempli les vrais fidèles de respect et de vénération pour les prêtres. L'histoire ecclésiastique et les vies des saints en citent une foule d'exemples.

L'empereur Constantin, assistant au Concile de Nicée, ne consentit à se placer qu'à la suite des prêtres.

Saint François de Sales avait conféré la prêtrise à un jeune homme qu'il affectionnait beaucoup à cause de sa rare piété. Il le vit un jour s'arrêter au moment où il allait entrer dans une salle, et échanger quelques paroles avec une autre personne comme pour lui céder le pas. Le prêtre interrogé par le saint évêque de Genève, lui répondit que Dieu avait daigné l'honorer de la présence visible de son ange gardien, qui marchait toujours à sa droite et le précédait, avant qu'il fût prêtre; mais que maintenant cet ange se tenait à sa gauche et ne voulait plus marcher devant lui, depuis qu'il était prêtre.(...)

Comprenez maintenant, la grandeur de la dignité et des pouvoirs du prêtre qui est aujourd'hui ce qu'il était hier, et ce qu'il sera toujours.

Le manuel des parents chrétiens
l'abbé Alexis Mailloux
1909 p 230 à 235

mardi 1 novembre 2016

La Toussaint







Fête de tous les Saints

Le temple d'Agrippa fut dédié, sous Auguste, à tous les dieux du paganisme, d'où son nom de Panthéon. Sous l'empereur Phocas, entre 607 et 610, le pape Boniface IV y transporta de nombreux ossements de martyrs tirés des Catacombes. Le 13 mai 610, il dédia cette nouvelle basilique chrétienne à sainte Marie et aux Martyrs.

La fête de cette dédicace prit dans la suite un caractère plus universel, et l'on consacra ce temple à sainte Marie et à tous les Saints. Comme il existait d'autre part une fête de la commémoraison de tous les Saints, célébrée à diverses dates dans différentes églises, puis fixée en 835 par Grégoire IV au Ier novembre, le pape Grégoire VII transporta à cette date l'anniversaire de la dédicace du Panthéon. La fête de la Toussaint rappelle donc le triomphe que remporta le Christ sur les fausses divinités parennes. C'est dans ce temple que l'on fait la Station le Vendredi dans l'Octave de Pâques. Comme les saints honorés aux trois premiers siècles de l'Église étaient des Martyrs et que le Panthéon fut aussi d'abord dédié aux Martyrs, la messe de la Toussaint est faite d'emprunts à la liturgie des Martyrs. L'Introït est celui de la messe de sainte Agathe, employé plus tard pour d'autres fètes encore; l'Évangile, l'Offertoire et la Communion sont tirés du Commun des Martyrs.
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L'Église nous donne en ce jour une admirable vision du ciel où elle nous montre, avec saint Jean, les douze mille inscrits (douze est considéré comme un nombre parfait) de chaque tribu d'Israël, et une grande foule que nul ne peut compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue, debout devant le trône et devant l'Agneau, vêtus de robes blanches et ayant des palmes à la main. Le Christ, la Vierge, les bienheureuses phalanges distribuées en neuf chœurs, les apôtres et les prophètes, les martyrs empourprés de leur sang, les confesseurs parés de vêtements blancs et les chastes chœurs de vierges forment, nous dit l'Hymne des Vêpres, ce majestueux cortège. Il se compose en effet de tous ceux qui, ici-bas, ont été détachés des biens de la terre, doux, affligés, équitables, miséricordieux, purs, pacifiques et en butte aux persécutions pour le nom de Jésus. « Réjouissez-vous, leur annonçait le Maître, car une grande récompense vous est préparée dans le ciel ». Parmi ces millions de justes, qui ont été disciples fidèles de Jésus sur terre, se trouvent plusieurs des nôtres: parents, amis, membres de notre famille paroissiale qui bénéficient aujourd'hui de ce culte, qui adorent le Seigneur, Roi des rois et Couronne de tous les saints et nous obtiennent l'abondance tant désirée de ses miséricordes. Le sacerdoce que Jésus exerce invisiblement sur nos autels où Il s'offre à Dieu, s'identifie avec celui qu'Il exerce visiblement au ciel. Les autels de la terre où se trouve l' « Agneau de Dieu » et celui du ciel où se tient debout « l'Agneau comme immolé », ne font qu'un.

Aussi, à la messe, tout nous rappelle la patrie céleste. La Préface unit nos chants aux louanges des Anges et le Communicantes nous fait prier en communion avec la Vierge et tous les Saints.

source: La Porte Latine

dimanche 30 octobre 2016

Royauté de Notre-Seigneur Jésus-Christ





«Au jugement final, le Christ accusera ceux qui l’ont expulsé de la vie publique et tirera de pareil outrage la plus terrible vengeance.»  Pie XI


Dans son encyclique du 11 décembre 1925, Pie XI déclare que le laïcisme est directement opposé aux droits de Dieu et de son Christ sur les personnes et sur les peuples parce que cette hérésie moderne refuse de reconnaître l'autorité suprême de l'Être divin et de Jésus sur eux et qu'elle organise la vie individuelle et sociale comme s'il n'existait pas. Le Pape montre comment, par une conséquence désastreuse, mais malheureusement trop logique, le même laïcisme est la perte de la société parce qu'il la ruine. Cette apostasie générale produit en effet les fruits amers de l'orgueil et de l'égoïsme, qui remplacent l'amour de Dieu et du prochain. Elle engendre la jalousie entre les individus, la haine entre les classes et la rivalité entre les nations. Et ces vices en se développant amènent des déchirements fraternels, des discordes civiles et des guerres homicides.

Le laïcisme, voilà l'ennemi, parce qu'après avoir produit ces maux, il empêche les individus et les sociétés de s'en délivrer en les mettant en rébellion contre Dieu et le Christ qui seuls peuvent leur assurer la paix et les faire échapper aux pires catastrophes.

Parmi tous les moyens de venir a bout de cet adversaire redoutable, Pie XI estime que la liturgie était le plus efficace, parce qu'elle serait chaque année une affirmation publique, sociale et officielle des droits divins de Jésus sur les hommes. Aussi, il institua une fête nouvelle en l'honneur du Christ-Roi (...)

Missel Vespéral Dom Gaspar Lefebvre, 1935 p 1388




ENCYCLIQUE QUAS PRIMAS DE SA SAINTETÉ LE PAPE PIE XI SUR LA ROYAUTÉ DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST.




Saint Pie X
auteur: Domimi83
CC BY-SA 3.0


 «Tout restaurer dans le Christ»  Pie X

Si l’Église se montre patiente à l’égard des âmes ignorantes ou égarées, elle ne saurait nourrir quelque respect que ce soit vis-à-vis des religions fausses.

Saint Pie X dans Vehementer nos :
« Nous réprouvons et nous condamnons la loi votée en France sur la séparation de l’Église et de l’État comme profondément injurieuse vis-à-vis de Dieu, qu’elle renie officiellement, en posant en principe que la République ne reconnaît aucun culte. » (61).

L’Eglise s’est toujours présentée comme l’unique dépositaire de la Révélation et qu’elle a cherché, par sa prédication, à les ramener à l’unité catholique. Mais, il me semble que c’est là la vraie charité, répondant à l’ordre que Notre Seigneur a donné à ses apôtres : « Allez prêcher l’Evangile à toutes les nations ».

(61) Saint Pie X, encyclique Vehementer nos, du 11 février 1906, dans Actes de saint Pie X, Éditions de La Bonne Presse, t. 2, p. 141

                                                         

Au risque de me répéter, je reviens sur la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ, ce dogme de foi catholique, que nul ne peut mettre en doute sans être hérétique : oui, parfaitement : hérétique !

Ont-ils encore la foi?

Jugez alors de la foi expirante du Nonce Apostolique de Berne, Mgr Marchioni, avec lequel j’eus la conversation suivante, le 31 mars 1976 à Berne:

— Mgr Lefebvre : " On peut bien voir dans le Concile des choses dangereuses (…). Dans la déclaration sur la liberté religieuse, il y a des choses contraires à ce que les papes ont enseigné : il est décidé qu’il ne peut plus y avoir d’Etats catholiques ! " 

— Le Nonce: " Mais oui, c’est évident ! "

— Mgr Lefebvre: " Croyez-vous que cela va faire du bien à l’Eglise, cette suppression des Etats catholiques ? "

— Le Nonce: " Ah, mais vous comprenez, si on fait cela, on obtiendra une plus grande liberté religieuse chez les Soviets ! " 

— Mgr Lefebvre: " Mais le Règne social de N.S.J.C., qu’en faites-vous ? " 

— Le Nonce: " Vous savez, c’est impossible maintenant ; peut-être dans un avenir lointain ? … Actuellement, ce Règne est dans les individus ; il faut s’ouvrir à la masse" 

— Mgr Lefebvre: " Mais l’encyclique Quas Primas, qu’est-ce que vous en faites?" 

— Le Nonce: " Oh… le pape ne l’écrirait plus, maintenant ! " 

— Mgr Lefebvre : " Savez-vous qu’en Colombie, c’est le Saint Siège qui a demandé la suppression de la constitution chrétienne de l’Etat ? "

— Le Nonce : " Oui, ici aussi".

— Mgr Lefebvre : " En Valais ? " 

— Le Nonce: " Oui, en Valais. Et maintenant, voyez, je suis invité à toutes les réunions !"

— Mgr Lefebvre: " Alors vous approuvez la lettre que Mgr Adam (évêque de Sion, en Valais) a écrite à ses diocésains pour leur expliquer pourquoi ils devaient voter pour la loi de séparation de l’Eglise et de l’État ? " 

— Le Nonce : " Voyez-vous, le règne social de Notre Seigneur, c’est bien difficile maintenant…"

Vous voyez, il n’y croit plus : c’est un dogme " impossible" ou " bien difficile" , " qu’on n’écrirait plus maintenant"  ! Et combien pensent ainsi actuellement ! Combien sont incapables de comprendre que la Rédemption de Notre Seigneur Jésus-Christ doit s’opérer avec l’aide de la société civile, et que l’Etat par conséquent doit se faire, dans les limites de l’ordre temporel, l’instrument de l’application de l’œuvre de la Rédemption. Ils vous répondent : — Ah ! ce sont deux choses différentes, vous mêlez la politique et la religion !

Et pourtant, tout a été créé pour Notre Seigneur Jésus-Christ, donc pour l’accomplissement de l’œuvre de la Rédemption : tout, y compris la société civile qui, je vous l’ai dit, est une créature du Bon Dieu elle aussi ! La société civile n’est pas une pure création de la volonté des hommes, elle résulte avant tout de la nature sociale de l’homme, de ce que Dieu a créé les hommes pour qu’ils vivent en société ; c’est inscrit dans la nature par le créateur. Donc la société civile elle-même, non moins que les individus, doit rendre hommage à Dieu, son auteur et sa fin, et servir le dessein rédempteur de Jésus-Christ.

source:  «Ils l'ont découronné» par Mgr Lefebvre
                Partie I : le libéralisme - Principes et applications
                Comment ils ont découronné Jésus-Christ



dimanche 9 octobre 2016

«Il ne faut pas nous laisser entraîner ni d’un côté, ni de l’autre»




Mgr Marcel Lefebvre, fondateur de la fraternité Saint-Pie X
wikimedia
auteur: Antonisse, Marcel / Anefo
CC BY-SA 3.0 NL





Alors que le modernisme (ralliement à la Rome conciliaire), devient une tentation de plus en plus forte pour certains et que d'autres succombent au sédévacantisme (en effet, Monsieur l'abbé Rioult, prêtre de la Résistance en France, a déclaré sur le site "La Sapinière" que son Excellence Mgr Williamson avait admis le sédévacantisme comme position acceptable dans La Résistance [1]), il est bon de revenir sur les enseignements de Mgr Lefebvre sur ces questions:




« Voilà un petit aperçu de cette situation. Elle n’est pas facile, mais je pense que nous devons fermement tenir notre attitude, notre fermeté dans la Tradition, dans la Sainte Messe, dans les sacrements, dans l’enseignement du catéchisme. Nous devons tenir ferme et ne pas nous laisser, soit entraîner par une dureté, une crispation, je dirais, sentimentale aussi contre cette situation qui est une situation terrible pour l’Eglise évidemment. Alors on peut avoir cette tendance dangereuse, à mon sens, de tout rejeter. Rejeter toute hiérarchie, le pape, les évêques, les cardinaux. On ne veut plus rien savoir, c’est fini, ça ne vaut plus rien, il n’y a rien à faire.  Bon, ça c’est une tendance qui peut être assez naturelle, évidemment on souffre, nous souffrons tous de cette situation, énormément. Mais on ne doit pas, parce que nous souffrons, tout jeter par-dessus bord et par le fait même ruiner la possibilité de revenir à un état normal. S’il n’y plus les cadres dans lesquels la normalité peut se rétablir et se faire, comment allons-nous la rétablir ? Alors en faisant un pape, en faisant des cardinaux, comme Palmar de Troya, par exemple ? C’est de la folie. Ou comme Saint-Jovite au Canada ou, comme ils sont près malheureusement à le faire en Amérique, ceux qui ont ces idées-là. Ça, ça n’a pas de sens, c’est le véritable schisme et c’est faire l’œuvre du diable, c’est sûr, ce n’est pas l’œuvre du Saint-Esprit. Ou alors ceux qui se découragent, qui se disent : - On ne peut pas toujours rester comme ça à donner l’impression que nous sommes hors de l’Eglise, donner l’impression que nous sommes des désobéissants. Vivre dans cette situation, c’est impossible, on ne peut pas vivre toujours comme ça. Alors, tant pis, je préfère m’aligner sur les idées modernes, sur ce qui se fait, sur ce que tous ces évêques demandent… tant pis, au moins je suis dans l’obéissance… Alors voilà, ça c’est le découragement et ce n’est pas l’esprit de l’Eglise, ce n’est pas l’esprit de la Tradition, ce n’est pas l’esprit de tous ceux qui ont combattu pour la foi. Tous ceux qui ont versé leur sang pour garder leur foi auraient pu aussi se décourager et auraient pu accepter ce qu’on leur demandait de faire, d’offrir l’encens aux idoles en définitive, à l’idole du monde. Maintenant on offre de l’encens à l’idole du monde, à l’idole protestantisme, à l’idole du communisme, aux idoles modernes. Les catholiques libéraux offrent l’encens à cela, comme je l’ai déjà dit souvent et comme je l’ai encore répété à la conférence que j’ai faite à Valence en Espagne, j’ai dit : - Ils ont un esprit adultère. Ce sont des gens qui ont un esprit adultère parce qu’ils veulent unir la vérité et l’erreur. Ils veulent unir ce qui ne peut pas être unis, ce qu’il est défendu d’unir. On ne peut pas unir les ténèbres à la lumière. On ne peut pas, c’est impossible. Mais ils sont hantés par l’union de l’Eglise et du monde. Notre-Seigneur a condamné le monde. Il a dit qu’Il ne priait pas pour le monde. Il ne priait pas pour lui, que le monde le haïssait et que le monde nous persécuterait. Alors les catholiques libéraux disent : - Non, non, non, ce ne sont plus nos ennemis, ce sont nos frères. Il faut les entendre, il faut les embrasser et puis on va faire entente avec eux. C’est un esprit adultère. On ne peut pas entrer dans un compromis pareil. C’est affreux. C’est la ruine de l’intelligence, la ruine de l’esprit, la ruine de la vérité, la ruine de la spiritualité, il n’y a plus rien, plus rien qui tient. Vous le voyez bien maintenant. Nos sociétés sont en train de crouler et, en grande partie, à cause de cette trahison des catholiques qui veulent à tout prix être bien avec le monde. A tout prix. Ils préfèrent abandonner leur foi pour être bien avec le monde, plutôt que d’être martyrs. Et bien non, nous devons avoir cet esprit des martyrs, l’esprit des missionnaires, l’esprit de souffrir pour notre foi. Et c’est malheureux, malheureusement je dirais presque un peu plus ou moins, c’est hélas chaque année l’un ou l’autre de nos prêtres nous quitte. C’est malheureux, ça nous fait beaucoup de peine. Mais ils nous quittent parce qu’ils se durcissent et qu’ils veulent suivre ceux qui disent qu’il n’y a plus rien et donc ont un esprit schismatique et puis il y a les autres qui sont fatigués de résister : - Oh ! on ne peut pas continuer comme cela… Non, il ne faut pas nous laisser entraîner ni d’un côté, ni de l’autre. Il faut garder la Tradition, l’esprit de l’Eglise, l’esprit ferme, cet esprit de fermeté dans la foi, l’esprit même qui nous conduira au martyre s’il le faut. Nous souffrons, et bien oui nous souffrons. Evidemment souffrir pour l’Eglise et avec l’Eglise, mais pas rejeter l’Eglise. »

Mgr Lefebvre, Cospec, 02-12-1982




Note:
(1)
Monsieur l'Abbé Rioult, prêtre de la Résistance en France a déclaré sur le site «La Sapinière»:
[16] «En juillet 2014, à Avrillé, Mgr Williamson, devant une vingtaine de prêtres réunis, (...), a admis la liberté pour chacun d’être una cum ou non una cum au canon de la messe. Le Père Thomas d’Aquin était partisan de cette liberté, l’abbé Altamira de même. Le père Pierre-Marie, prieur d’Avrillé, n’a pas fait d’objection. L’opposition venait du seul abbé Pfeiffer. En ce qui concerne les prêtres de l’Union sacerdotale Marcel Lefebvre, les uns sont una cum, et d’autres sont non una cum.»  Discours sur l’Église romaine face à l’apostasie (7/12)









«We must not let ourselves be led either to one side or the other»


Archbishop Lefebvre:

«Here is a small overview of this situation. It is not easy, but I think that we must firmly hold to our attitude, to our steadfastness in Tradition, in the Holy Mass, in the sacraments, in the teaching of the Catechism. We must hold firm and not let ourselves be led by a hardness, a tension, I would say sentimental also, against this situation which is a terrible situation for the Church, obviously. So, we can have this dangerous tendency, in my view, to reject everything: to reject all hierarchy, the pope, the bishops, the cardinals. We don’t want to hear about it anymore. It’s finished. It isn’t worth anything anymore. There is nothing to do. This is a tendency which can be rather natural. Obviously we suffer; we are all suffering in this situation, enormously. But we must not, because we suffer, throw everything overboard, and by that very fact, even ruin the possibility of returning to a normal state. If there is no longer a framework in which normality can be restored and be made, how are we going to restore it? So, by making a pope, by making cardinals, like Palmar de Troya for example, it is madness. Like in Saint-Jovite in Canada, or as they are close to doing, unfortunately, in America, those who have these ideas. It makes no sense. It is a true schism and it is doing the work of the devil, that’s for sure, it is not the work of the Holy Ghost. Then there are those who are getting discouraged, who are saying to themselves: - We cannot always remain like this, giving the impression that we are out of the Church, giving the impression which we are disobedient. To live in this situation is impossible. We cannot always live like this. So, too bad, I prefer to align myself with modern ideas, with what is being done, with what all these bishops are asking… too bad, at least I am obeying… So there. This is discouragement and it is not the spirit of the Church, it is not the spirit of Tradition, it is not the spirit of all those which fought for the Faith. All those who poured out their blood to keep their faith could also have been discouraged and could have accepted what they were asked to do - to offer incense to the idols, ultimately, to the idol of the world. Now they offer incense to the idol of the world, to the idol of protestantism, to the idol of Communism, to the modern idols.

Liberal Catholics offer incense to this, as I have already often said, and as I repeated again at the conference I gave in Valence, Spain. I said: - They have an adulterous spirit. They are people who have an adulterous spirit because they want to unite truth and error. They want to unite what cannot be united, what it is forbidden to unite. We cannot unite darkness with light. We cannot. It is impossible. But they are haunted by the union of the Church and the world. Our Lord condemned the world. He said that He was not praying for the world, that the world hated Him, and that the world would persecute us. So, liberal Catholics say: - No, no, no, they are not our enemies anymore, they are our brothers. We have to listen to them, we have to embrace them and then we are going to make an accord with them. This is an adulterous spirit. We cannot enter into such a compromise. It is dreadful. It is the ruin of intelligence, the ruin of the spirit, the ruin of the truth, the ruin of spirituality; there is nothing left, nothing which holds. You see it well now. Our societies are collapsing and mainly because of this betrayal of Catholics who want at all costs to be on good terms with the world. At all costs. They prefer to abandon their faith, so as to be on good terms with the world, rather than to be martyrs. And so, no. We must have this spirit of the martyrs, the spirit of the missionaries, the spirit of suffering for our faith. And it is regrettable; unfortunately, I would nearly say that more or less, every year one or another of our priests leave us. It is unfortunate. It gives us great sorrow. But they leave us because they are hardening and they want to follow those who say that there is nothing anymore and thus have a schismatic spirit, and then there are the others who are tired of resisting: - Oh! We cannot continue like this… No, we must not let ourselves be led either to one side or the other. We have to keep Tradition, the spirit of the Church, a solid spirit, this spirit of firmness in the Faith, the spirit which will even lead us to martyrdom, if it is needed. We suffer, and well, yes, we suffer. Obviously suffering for the Church and with the Church, but not rejecting the Church.»

Archbishop Lefebvre, Cospec, 02-12-1982




Note:
(1)
Fr. Rioult (Resistance priest) mentioned on his website (La Sapinière):
[16] «In July 2014 in Avrillé, bishop Williamson, before twenty priests gathered (...), admitted the freedom for everyone to be una cum or non una cum in the Canon of the Mass. Father Thomas Aquinas was in favor of this freedom, Father Altamira same. Father Pierre-Marie, prior of Avrillé, made no objection. The only opposition came from Father Pfeiffer. Regarding the priests of the Priestly Union Marcel Lefebvre, some are una cum, and others are non una cum.»
M. l'abbé Rioult - Discours sur l’Église romaine face à l’apostasie (7/12) publié le 8 décembre 2015



dimanche 18 septembre 2016

Mgr Lefebvre: "J'accuse le Concile"



image: FSSPX


Tiré du livre "J'accuse le Concile" de Mgr Lefebvre



source: FSSPX

Rien ne semble plus opportun en ces jours où « l’affaire d’Ecône » pose le grave problème des intentions du Concile Vatican II et de son influence sur l’autodestruction de l’Eglise, que de publier des documents rédigés au cours du Concile.

Ces documents manifesteront avec évidence que des orientations libérales et modernistes se firent jour et eurent une influence prépondérante, grâce au véritable complot des cardinaux des bords du Rhin, malheureusement soutenus par le pape Paul VI.

Les équivoques et ambiguïtés de ce Concile pastoral contenaient le poison qui s’est répandu dans toute l’Eglise par l’intermédiaire des réformes et applications conciliaires. De ce Concile est née une nouvelle Eglise réformée que S.E. Mgr Benelli appelle lui-même l’Eglise conciliaire.

Pour bien comprendre et mesurer la nocivité de ce Concile il faut l’étudier à la lumière des Documents pontificaux qui mettent les évêques, les clercs et les fidèles en garde contre la conjuration des ennemis de l’Eglise agissant à travers le libéralisme et le modernisme, et cela depuis bientôt deux siècles.

Il faut aussi connaître les documents des adversaires de l’Eglise et spécialement des sociétés secrètes préparant ce Concile depuis plus d’un siècle.

Enfin il sera très instructif de suivre les réactions des protestants, des maçons et des catholiques libéraux, pendant et après ce Concile.

La conclusion s’impose, surtout après l’immense désastre que subit l’Eglise depuis ce Concile ; cet événement ruineux pour l’Eglise catholique et toute la civilisation chrétienne n’a pas été dirigé et conduit par l’Esprit Saint.

C’est rendre à l’Eglise de Notre-Seigneur Jésus-Christ et au salut des âmes un immense service que de dénoncer publiquement les agissements des hommes d’Eglise qui ont voulu faire de ce Concile la paix de Yalta de l’Eglise avec ses pires ennemis, soit dans la réalité une nouvelle trahison de Notre-Seigneur Jésus-Christ et de son Eglise.

+Marcel Lefebvre
Ecône, le 18 août 1976




«Pourquoi ce titre « J’accuse le Concile » ? Parce que nous sommes fondés à affirmer, par des arguments tant de critique interne que de critique externe, que l’esprit qui a dominé au Concile et en a inspiré tant de textes ambigus et équivoques et même franchement erronés n’est pas l’Esprit Saint, mais l’esprit du monde moderne, esprit libéral, teilhardien, moderniste, opposé au règne de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Toutes les réformes et orientations officielles de Rome sont demandées et imposées au nom du Concile. Or ces réformes et orientations sont toutes de tendances franchement protestantes et libérales.

C’est dès le Concile que l’Eglise, ou du moins les hommes d’Eglise occupant les postes-clés, ont pris une orientation nettement opposée à la Tradition, soit au Magistère officiel de l’Eglise.

Ils se sont pris pour l’Eglise vivante et maîtresse de vérité, libre d’imposer aux clercs et aux fidèles de nouveaux dogmes : soit le progrès, l’évolution, la mutation et une obéissance aveugle et inconditionnelle. Ils ont tourné le dos à la véritable Eglise de toujours, lui ont donné de nouvelles institutions, un nouveau sacerdoce, un nouveau culte, un nouvel enseignement toujours en recherche, et cela toujours au nom du Concile.

Il est aisé de penser que quiconque s’opposera au Concile, leur nouvel évangile, sera considéré comme hors de la communion de l’Eglise. On peut leur demander de quelle Eglise ? Ils répondent de l’Eglise conciliaire.

Il est donc indispensable de démythiser ce Concile qu’ils ont voulu pastoral en raison de leur horreur instinctive pour le dogme, et pour faciliter l’introduction officielle dans un texte d’Eglise des idées libérales. Mais l’opération terminée, ils dogmatisent le Concile, le comparent à celui de Nicée, le prétendent semblable aux autres sinon supérieur ! (...)»

«Mais si nous laissons à Dieu et aux futurs vrais successeurs de Pierre de juger de ces choses, il n’en est que plus certain que le Concile a été détourné de sa fin par un groupe de conjurés et qu’il nous est impossible d’entrer dans cette conjuration, quand bien même il y aurait beaucoup de textes satisfaisants dans ce Concile. Car les bons textes ont servi pour faire accepter les textes équivoques, minés, piégés. Il nous reste une seule solution : abandonner ces témoins dangereux pour nous attacher fermement à la Tradition, soit au Magistère officiel de l’Eglise pendant vingt siècles.

Nous espérons que les pages qui suivent jetteront une lumière de vérité sur les entreprises subversives des adversaires de l’Eglise, conscients ou inconscients.
Ajoutons que les appréciations des clercs et des catholiques libéraux, des protestants, des francs-maçons sur le Concile ne font que confirmer nos appréhensions. Le cardinal Suenens affirmant que ce Concile a été 89 dans l’Eglise n’aurait-il pas raison !

Alors notre devoir est clair : prêcher le règne de Notre-Seigneur Jésus-Christ contre celui de la déesse raison.»



jeudi 1 septembre 2016

Aucun changement au point de vue doctrinal de la part de Rome qui justifierait le nôtre





Les quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre: Mgr Fellay, Mgr Williamson, Mgr Tissier de Mallerais et Mgr de Galarreta



En 2012,  Mgr de Galarreta alors opposé au ralliement de la FSSPX à la Rome moderniste écrivait:

«Aller dans le sens d'un accord pratique serait renier notre parole et nos engagements devant nos prêtres, nos fidèles, Rome et devant tout le monde. Cela aurait des conséquences négatives énormes ad intra et ad extra. Il n'y a aucun changement au point de vue doctrinal de la part de Rome qui justifierait le nôtre. Bien au contraire, les discussions ont démontré qu'ils n'acceptent en rien nos critiques. Il serait absurde de notre part d'aller dans le sens d'un accord pratique après le résultat et les constatations des discussions. Ou alors il faudrait penser que Mgr. Riffan et l'abbé Aulagnier avaient raison. Une telle démarche manifesterait une grave faiblesse diplomatique de la part de la Fraternité, et à vrai dire, plus que diplomatique. Il serait un manque de cohérence, de droiture et de fermeté, qui auraient comme effets la perte de crédibilité et de l'autorité morale dont nous jouissons.  Le simple fait de nous engager dans cette voie engendrera chez nous le doute, des disputes, méfiances, partis et surtout la division.  Beaucoup de supérieurs et de prêtres auront un problème de conscience légitime et s'y opposeront.  L'autorité et le principe même de l'autorité seront remis en question, minés.» 

«Réflexion autour de la proposition Romaine» par Mgr Alfonso de Galarreta




«To move towards a practical agreement would be to deny our word and our commitments to our priests, our faithful, and Rome in front of everyone. This would have hugely negative consequences ad intra and ad extra. There is no change in the doctrinal point of view from Rome that would justify ours. On the contrary, the discussions have shown they will not accept anything in our criticisms. It would be absurd for us to go in the direction of a practical agreement after the result of discussions and findings. Otherwise, one would think that Msgr. Rifan and Father Aulagnier were right. Such an approach would show a serious diplomatic weakness on the part of the Fraternity, and indeed, more than diplomatic. It would be a lack of consistency, honesty and firmness, which would have effects like loss of credibility and moral authority we enjoy. The mere fact of going down this path will lead us to doubt, dispute, distrust, parties, and especially division. Many superiors and priests have a legitimate problem of conscience and will oppose it. Authority and the very principle of authority will be questioned, undermined.»